L’Observatoire syrien des droits de l’homme: un outil de propagande de la presse occidentale.

  15 Décembre 2015
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L’Observatoire syrien des droits de l’homme: un outil de propagande de la presse occidentale.

Depuis que la Russie a débuté ses opérations militaires en Syrie contre les forces terroristes travaillant pour le compte de l’Otan et des pays du Golfe, de douteux comptes rendus sont apparus dans les médias occidentaux prétendant que la Russie a ciblé et tué des civils. Pourtant la majorité de ces organes de presse qui sont apparemment le must du journalisme en Occident publient des articles qui ne sont basés que sur une ou deux sources assez discutables.

Ni photographies, ni vidéos ou autres preuves ne sont fournies dans la majorité de ces articles. La presstituée est si paresseuse de nos jours qu’elle ne s’embête même plus à fabriquer de fausses preuves. Elle se contente de citer un blog déniché au hasard sur Twitter, cite quelques politiciens occidentaux prêts à destituer Assad et essaye de faire passer cela pour de l’information professionnelle. Les médias grand public occidentaux tombent de plus en plus bas.

L’une de ces fumeuses organisations auxquelles se fient les médias occidentaux pour le conflit syrien est l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Comme Tony Cartalucci le faisait judicieusement remarquer en 2012 dans son article La narrative syrienne repose sur un gars logé à Londres, les médias occidentaux font croire que l’OSDH est un groupe impartial et hautement professionnel basé en Syrie :

«On pourrait croire que c’est une vaste organisation, avec des centaines de membres travaillant dur sur le terrain, regroupant des preuves sur la Syrie à l’aide de photos et de vidéos, tout en se coordonnant avec la presse de manière transparente quant à leur méthodologie, pour observer objectivement la situation des droits de l’homme en Syrie. C’est en tous les cas l’idée que les journaux occidentaux essayent de faire croire à leurs lecteurs.»

Bien sûr, la réalité de cette soi-disant organisation est totalement à l’inverse de ce que les médias essayent de nous faire croire. L’OSDH a été crée en 2006 par l’énigmatique Rami Abdulrahman (aussi appelé Abdurrahman, mais son vrai nom est Ossama Suleiman) ; il est le directeur et employé de ce groupe comptant un unique membre, et même le New York Times l’a admis en 2013 dans un article où il est dit que l’OSDH est virtuellement un groupe d’une personne.

Il se repose apparemment sur quatre inconnus résidant en Syrie travaillant eux-mêmes avec 200 informateurs tout aussi inconnus. Visiblement, le problème majeur avec ces informateurs inconnus est leur anonymat, ce qui veut dire que les médias n’ont absolument aucune idée de qui ils sont, voir même s’ils existent. Sont-ils des membres actifs d’EI ou d’Al Nusra ? Travaillent-ils pour le MI6 ou la CIA ? Ou alors c’est son petit doigt qui lui fait cadeau d’informations ? Bref, aucun moyen de vérifier si les informateurs d’Abdulrahman sont authentiques, fiables ou objectifs.

De plus, Abdulrahman n’est lui même pas impartial car il est fermement opposé au gouvernement syrien. Il a dit à Reuters en 2012 qu’il ne retournerait en Syrie que quand Assad sera parti. (Il faut aussi remarquer que lorsqu’il vivait encore en Syrie, Abdulrahman est présumé avoir passé trois brefs séjours en prison pour ce que Reuters a dénommé de l’activisme pro-démocratie.)

En 2011, CNN a monté la rencontre entre l’ancien ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, et Abdulrahman en tant que représentant de l’opposition syrienne, à Londres ou ils ont été pris en photo devant le ministère. L’OSDH a visiblement un objectif politique et on ne devrait donc pas compter sur lui pour faire des rapports impartiaux sur la situation en Syrie.

Ensuite, Abdulrahman a quitté la Syrie en 2000 et vit depuis à Coventry en Angleterre. On pourrait penser que l’OSDH est basée en Syrie, vu que l’organisationest supposée observer la situation seulement en Syrie.

Enfin, le décompte fait par l’OSDH des victimes pour certaines périodes ne correspond pas avec d’autres décomptes établis par d’autres spécialistes dans le monde.

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Sources :