FN : la lettre au vitriol d’Eric Dillies, l’homme qui voulait affronter Marine Le Pen

  24 Novembre 2017
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FN : la lettre au vitriol d’Eric Dillies, l’homme qui voulait affronter Marine Le Pen

Dans une lettre de cinq pages, Eric Dillies livre ses quatre vérités à Marine Le Pen et sur la situation du Front national.

ontiste. Plus particulièrement, une citation de son livre, sobrement titré "Servir", publié quelques mois après sa démission fracassante du poste de chef d'état-major des armées :

"La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef."

C'est ainsi qu'Eric Dillies, le patron du FN à Lille, se justifie, dans la longue lettre qu'il a envoyée, mercredi 22 novembre, à Marine Le Pen. Il tente, à nouveau, d'être candidat à la présidence du parti d'extrême droite, lors du congrès qui doit se tenir en mars à Lille, justement. Une lettre, que "l'Obs" publie dans son intégralité plus bas, dans laquelle l'élu régional FN livre ses quatre vérités sur la situation de la formation lépéniste. 

"Nous n'avons eu aucune réponse", assure un proche d'Eric Dillies à "l'Obs". "Marine Le Pen est restée assise pendant quatre heures près d'Eric Dillies au conseil régional. Elle lui a à peine dit bonjour. Elle ne lui a adressé aucun regard alors que la lettre lui avait été envoyée hier", raconte ce proche, pointant le "mépris" de la présidente frontiste.

"Je ne peux pas forcer les candidats"

Dès les premières lignes, Eric Dillies rebondit sur la dernière prestation médiatique de sa présidente, le 19 novembre dernier, alors qu'elle assurait que tout allait bien au Front national, que Laurent Wauquiez devrait lui proposer une alliance, si il était "sincère". Marine Le Pen assurait même : 

"Les adhérents du FN, les cadres et les élus du FN disent qu'il faut continuer et ils veulent continuer avec moi. Le jour où il en sera autrement, permettez-moi de vous dire que j'accueillerai cette décision avec beaucoup de calme."

Et de souligner : "Je ne peux pas forcer les candidats à se présenter s'ils n'ont pas le souhait de le faire, ou les secrétaires des départements à les parrainer s'ils n'ont pas non plus le souhait de le faire."

Personne n'a forcé Eric Dillies. Il avait souhaité le mois dernier se présenter à la présidence du FN au prochain congrès, mais il n'a pas fait acte officiel de candidature dans les délais prévus et le bureau politique du FN a exclu de modifier les règles en vigueur.

"Tout va si bien que..."

Alors Eric Dilles attaque :

"Tout va si bien que nos cadres nous quittent. Tout va si bien que les réadhésions sont en chute libre. Tout va si bien que nos électeurs ont de moins en moins envie de t'écouter lors de tes émissions.

Ce qui est navrant, c'est de faire comme si rien ne s'était passé. Comme si les 20 millions de Français qui ont regardé le débat de l'entre-deux-tours n'avaient
jamais existé. Comme si le débat lui-même n'avait jamais existé."

"Pourquoi personne n'a osé se présenter au congrès ?", interroge-t-il. Le patron FN local explique alors que "l'élection est tellement verrouillée que personne n'a l'audace de s'y risquer sans penser qu'il en paiera tout le prix."

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Sources :