Bouches-du-Rhône : important vol d’explosifs et de détonateurs sur un site de l’armée

  07 Juillet 2015
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Bouches-du-Rhône : important vol d’explosifs et de détonateurs sur un site de l’armée

D’après Europe 1, 200 détonateurs et des dizaines de pains de plastic ont été dérobés ce week-end dans un dépôt de munition de l'armée de terre, à Miramas, dans les Bouches-du-Rhône. Un vol qui fait craindre une possible utilisation terroriste.

 

L’affaire pourrait être embarrassante pour le ministère de la Défense. D’après Europe 1, 200 détonateurs et des dizaines de pains de plastic ont été dérobés dans la nuit de dimanche à lundi dans un dépôt de munition de l'armée de terre, à Miramas, dans les Bouches-du-Rhône.


D’après les informations de la radio, des individus ont réussi à s’introduire dans le site, emportant, d’après les premières estimations, de nombreux détonateurs et des quantités importantes d'explosifs, et probablement un stock de grenades.

 

Des individus bien renseignées


Le site militaire de Miramas est en fait davantage une grosse plateforme logistique de l’armée de terre, qu’une caserne entourée de murs, composé de dizaines de bâtiments isolés les uns des autres, sur 250 hectares, entourés de grillages. D’après Europe 1, neuf de ces bâtiments ont été forcés : les malfaiteurs sont repartis en perçant et soulevant le grillage. En journée, quelques 200 militaires et civils sont sur le site, mais seuls quelques gardiens et militaires restent la nuit. Le site sert de lieu de stockage de matériel et de munitions pour les opérations extérieures, notamment celles qui sont menées en Afrique.


La gendarmerie a été chargée de l’enquête et l’affaire signalée "au plus haut sommet de l’État". Pour l’instant, aucune hypothèse définitive n’est avancée par les enquêteurs. Mais, rapporte la radio, "des craintes légitimes d'une attaque terroriste s'ajoutent à la piste plus traditionnelle du grand banditisme". Une chose est sûre : les malfaiteurs devaient être bien renseignés, pour connaître les lieux, sans doute militaires ou anciens militaires.

 

Voir aussi : 

Charlie Hebdo : À qui profite la terreur de l’Islam ?

 

 

Sources :

  • Sephy

    Vol ou don dissiumulé ?